Un peu plus de 24 heures après le départ de Saint-Malo, Maxime pointe à la 10e place ! Entre deux manœuvres musclées et un casse-tête météo, le skipper de Vaincre la Mucoviscidose a même trouvé le temps de s’offrir un goûter so British !
Mais avant le thé, il y a eu la transition. « Ça n’aura pas été un début de course aussi simple que je le pensais. C’est sûr que quitter la folie malouine pour le large, avec pas mal de fatigue accumulée, ce n’est pas rien. Il faut changer le costume d’entrepreneur et reprendre celui de marin. Ça faisait longtemps que je n’avais pas navigué sur mon IMOCA en course… »
Pour sa première nuit, Maxime a slalomé en mer Celtique. « On a joué entre les cargos, puis les bateaux de pêche. La mer était moins chaotique que ce que les fichiers annonçaient, donc on a plutôt bien avancé. Et j’ai réussi à dormir, ce qui est assez rare sur les premières 24 heures ! »
Ce matin, place à la manœuvre avec un premier empannage XXL. « Une grosse manœuvre, parce que tout était hyper bien matossé depuis Saint-Malo. Il a fallu tout changer de côté, et il y a pas mal de choses embarquées mine de rien ! » Ensuite, il a fallu plancher sur la table à cartes et choisir une route. « Il y a une route très au nord qui est censée passer, mais elle est assez inquiétante : il n’y a pas d’échappatoire si jamais ça ne passe plus et que la dépression nous monte dessus. Du coup, on fait à peu près tous une route au milieu, qui passe quand même au nord des Açores… c’est un peu plus safe. »
Et la bonne nouvelle du jour, c’est que Maxime joue dans son bon tempo. Le groupe de tête s’est envolé, comme prévu, mais son dragon « Vaincre la Mucoviscidose » file ce soir à plus de 21 nœuds, devant Bureau Vallée de Davy Beaudart, qu’il tient à moins de 3 milles dans son sillage. « J’ai passé les premières 24 heures avec Bureau Vallée et Les P’tits Doudous, qui sont plus rapides que moi sur le papier. Ça, c’est cool ! J’essaie de m’accrocher à ce paquet-là. »
Tout n’est pas parfait à bord pour autant. « Quelques péripéties, dont un foil bloqué et un winch en moins qui ne facilite pas les manœuvres. »
24 premières heures déjà bien intenses, que Max partage avec nous le temps d’une photo et d’une petite pause, qu’on imagine bien méritée. « Un petit thé avec un banana bread tout frais. C’est tea time en mer Celtique ! Je suis hyper heureux d’être en mer. Et maintenant, on se concentre sur la suite. Allez, à très vite, ciao ! »