Jour 2 - À bloc avant la baston

Deux jours en mer, et Vaincre la Mucoviscidose s’inscrit à la 8e place ! Ce mardi après-midi, Maxime a même creusé l’écart sur Bureau Vallée, désormais relégué à près de 45 milles dans son Sud. Mais à bord, pas le temps de savourer : le vent faiblit, et derrière ce calme se prépare un sacré morceau.

Le vrai casse-tête du jour, c’est de prédire les prochaines heures… Ce matin encore, Maxime enchaînait les heures à la table à cartes, toujours lancé à plus de 20 nœuds. « On bosse pas mal les routages. C’est quand même assez complexe, ce qui arrive devant. Ça fait un petit peu peur. Parfois ça passe bien, parfois un peu moins bien. En tout cas, toujours à bloc ! » Depuis le début d’après-midi, le décor a changé : une énorme dorsale barre la route des concurrents, le vent mollit et devient instable. « Ça passe de 17-19 nœuds à 9 nœuds. Ce n’est pas évident de trouver les bons réglages et de faire avancer le bateau comme il faut. J’essaie de me reposer, parce que la situation va être complexe. Les écarts vont se réduire, entre devant et derrière. Mais comment ça va passer selon là où on est, je n’en sais encore vraiment rien : ça ne fait qu’évoluer entre les fichiers du matin, du midi et du soir. »

Une nouvelle dépression se creuse en effet près des Açores, et le passage du front s’annonce musclé. « Le vent s’annonce très fort, avec une mer très forte. La transition va être rapide et très tonique : je vais avoir quasiment toute la toile, et d’un coup d’un seul il va falloir prendre deux ris et le J3 (NDLR : deux ris pour réduire la grand-voile, et le J3, l’une des plus petites voiles d’avant). Ça va bastonner pendant dix heures, puis on sortira de ce phénomène tranquillement, avec une route vers le sud-ouest. Ce n’est pas des plus rassurants. »

Triste nouvelle dans la journée : Armel Tripon a abandonné après une avarie de safran sur Les P’tits Doudous, et fait route vers La Trinité-sur-Mer. Maxime l’a appris en mer. « C’était un concurrent avec qui je pensais jouer, même si son bateau était plus rapide. Dès le départ, je me disais qu’on allait faire la course ensemble, avec Bureau Vallée. C’est un compagnon de jeu en moins, c’est toujours triste. J’espère que lui, ça va, et qu’il va pouvoir rentrer. »

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Ça bombarde toujours à bord du Dragon des Océans !