Ce matin, les fans de Maxime ont eu le sourire en découvrant la carto : Vaincre la Mucoviscidose pointait à la 4e place ! Un classement qui ne doit rien au hasard, mais tout à un choix stratégique audacieux.
Au nord des Açores, une dorsale (NDLR : une zone de hautes pressions, sans vent) barre la route de la flotte. Deux options s’offraient alors aux skippers. Passer par le nord et tenter de franchir la dorsale par son passage le plus étroit malgré un beau détour. Ou se faufiler par le sud et rester au plus près de l’orthodromie, la route la plus directe vers la Guadeloupe. Maxime a choisi le sud. Ceux qui ont osé la route nord sont restés englués toute la journée. Sam Goodchild (Macif Santé Prévoyance) et Ambrogio Beccaria (Allagrande Mapei), qui menaient la flotte lundi soir, ont ainsi reculé aux 7e et 8e places. Seul Corentin Horeau (MACSF) a réussi un coup de maître avant que la porte ne se referme. Pour tous les autres le dénouement ne se révélera qu’à la sortie de cette dorsale.
Avec seulement 10 nœuds de moyenne sur 24h, Maxime est passé par toutes les émotions. La nuit a d’abord été agitée. « Ça a été un peu chaotique, surtout en début de nuit, avec des vents très, très faibles. J’ai réussi à m’extirper de la zone par le sud. Il y a des nuages qui sont arrivés, je ne les voyais pas tellement la nuit était noire, mais ce sont eux qui m’ont permis de sortir. Ensuite, le vent s’est établi entre 7 et 10 nœuds. »
Le soleil du matin depuis l’IMOCA Vaincre la Mucoviscidose
Au lever du jour le thermomètre grimpe, avec 17,7 °C dans l’air et une eau à 18,6 °C, de quoi sentir les premiers parfums de la route vers les tropiques. Maxime a beau manger son pain noir dans la « molle », l’humeur est au beau fixe à bord ! « Il y a un magnifique soleil ! OK, il n’y a pas de vent, mais ça fait du bien, une petite pause. J’ai fait douche, bricolage, et un petit festin. Un petit régal ! »
Pas question de savourer pour autant. « Le vent va revenir un jour j’espère ! “plaisante le marin… “D’ici 24 heures, on va commencer à toucher du vent fort. Derrière, ça va être la tempête. Il ne faut pas trop s’habituer ni à l’une ni à l’autre de ces ambiances, parce que ça peut saisir. »
1 126 milles dans le sillage, près d’un tiers du parcours bouclé… rien n’est écrit. Accroche-toi, Max !