Ce vendredi après-midi, Vaincre la Mucoviscidose pointe au 6e rang, lancé à plus de 19 nœuds. 355 milles avalés en 24 heures, à 14,8 nœuds de moyenne… des chiffres qui donnent le sourire, même si pour Maxime, la journée n’a pas été de tout repos !
Ce matin, le Dragon évoluait en effet au cœur de la dépression, dans une mer comme il n’en avait pas vu depuis longtemps. « Là, clairement, on met la course entre parenthèses. La mer est défoncée, on va tout péter ! Ça faisait longtemps que je n’avais pas vu ça. J’ai mis le tourmentin, la voile de tempête, et deux ris dans la grand-voile, que je n’ai pas bordée. J’essaie d’avancer tout doucement, parce que là, clairement, c’est chaud patate ! » Et le bateau a cogné, encore et encore. « Le plus compliqué, c’était de réussir à dormir et de ne pas faire trop accélérer le bateau dans les vagues. J’ai laissé pas mal de plumes : ça tape hyper fort, c’est très compliqué de vivre à bord. » Et pour couronner le tout, les grains se sont invités au programme. « Ils nous barrent un peu la route. Ils lèvent du vent très, très fort, puis très, très faible, et jamais dans la même direction. Il faut régler en permanence, sans cesse. Donc pas de dodo pour l’instant ! Hier, on ne pouvait pas dormir parce que ça tapait trop, et là, on ne peut toujours pas dormir à cause des grains. »
Heureusement, Maxime n’est pas seul dans cette galère. Bureau Vallée navigue tout près, et son skipper Davy Beaudart s’en amuse : « On était déjà côte à côte au ponton, et là, on ne se lâche pas, on fait presque route commune ! » Un duel au cœur d’une bataille pour le top 10 « d’une intensité folle », selon les organisateurs. Côté stratégie, Maxime peut se féliciter de sa route : comme le gros de la flotte, il progresse au sud de l’orthodromie, en lisière de la dépression. Plus au nord, ceux qui ont tenté de la contourner ont bien plus souffert.
De l’avis des observateurs, Maxime signe une course très propre, dans son tempo, sans jamais rien lâcher. Et surtout, il semble y prendre un vrai plaisir. « En fait, c’est juste le quotidien d’un gars qui traverse l’Atlantique Nord. »
Le cap de la mi-course est franchi : avec 1 778 milles dans le sillage, plus que 1 764 milles avant la Guadeloupe !